Analyse par Pays

Travaux publics, transports et infrastructures

Routes et autoroutes, chemins de fer, ports et aéroports : d’énormes chantiers de construction et de rénovation s’ouvrent en Algérie. Le PSRE 2005/2009 a consacré de gros moyens ( plus de 17 Mds USDenviron pour les infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires) pour remettre à niveau l’ensemble des infrastructures de transport qui ont souffert pendant les dix années de terrorisme. Ainsi, le projet de métro d’Alger, lancé il y a plus de 20 ans, devrait être accéléré pour une mise en service de la ligne 1 en 2008.

Le réseau routier bitumé (100.000 km) demeure insuffisant compte tenu des impératifs de développement et de progrès du pays. Les routes revêtues représentent 72% du réseau national, un quart du réseau routier actuel est en mauvais état et se dégrade. Le réseau routier algérien compte également quelques 3 350 ouvrages d’art dont la moitié a besoin d’être réhabilitée. Quant au réseau autoroutier, il est embryonnaire avec seulement quelques centaines de kilomètres.

Le projet d’autoroute Est-Ouest trans-maghrébine d’une longueur de 1.216 km lancé en 1987 et s’inscrit dans l’Autoroute de l’Unité Maghrébine (7000 km de Nouakchott à Tripoli) qui vise à relier Tlemcen à Annaba est le plus important d’une série de grands travaux à finir en 2009 . Deux groupements internationaux , l’un Chinois et l’autre Japonais ont été récemment sélectionnés pour la réalisation en 40 mois de cette ouvrage Par ailleurs, une nouvelle rocade sud pour la capitale devrait être lancée en 2005.

Pour ce qui concerne les grands aménagements urbains, l’amélioration du plan de circulation de la capitale a également débouché sur des chantiers d’envergure. La ville d’Alger a été dotée de sept nouvelles trémies. L’entreprise française RAZEL a réalisé trois trémies (pour près de 50 M€). SOLETANCHE-BACHY, en groupement avec l’entreprise algérienne HYDROTECHNIQUE construit une trémie associée à un parking souterrain de 300 places au carrefour Chevalley. Les chantiers futurs concernent la radiale d’Oued Ouchaïah, la pénétrante des Annasser, l’échangeur Oulmane Khelifa et la réalisation de 4 trémies réparties dans différents axes routiers sensibles de la capitale : quartiers du Ruisseau, Châteauneuf, Hydra, Bir Mourad Raïs.

Les infrastructures aéroportuaires nationales comprennent 53 plates-formes dont 12 aérodromes de classe internationale, 8 de classe nationale, et 14 de classe régionale. Actuellement, les capacités demeurent largement sous utilisées, et les grands projets concernent surtout l’extension des aéroports. L’aéroport d’Alger d’une capacité de traitement de 06 Millions de passagers/an sera opérationnel à partir de l’Eté 2006. Sa gestion a été confiée à ADP.. Pour les autres aéroports, les perspectives de développement à moyen terme sont axées sur le renforcement des pistes aéroportuaires et annexes, la réalisation de projets (pistes revêtues) pour le désenclavement des zones des hauts plateaux et du sud et la réalisation des deuxièmes pistes d’aérodromes d’Oran et de Hassi Messaoud. Enfin, un aéroport international a été construit dans la région de Chlef.

Concernant le secteur portuaire et maritime, les infrastructures portuaires se composent de 11 ports, dont 9 polyvalents, et 3 spécialisés dans les hydrocarbures (Arzew, Skikda et Bethioua). Dans leur ensemble, les capacités portuaires demeurent sous-utilisées. Les perspectives de développement sont nombreuses et visent essentiellement : la maintenance du patrimoine existant (dragage des ports de Béjaia, Alger, Arzew, Annaba et Ténès), la modernisation et l’adaptation des infrastructures aux modes de transport par conteneurs (extension et adaptation des terminaux au port d’Oran, Ténes, Arzew et Skikda) et la création de capacités portuaires nouvelles dans la région centre, orientées essentiellement vers le traitement du trafic conteneurs.

Le marché des équipements et du matériel de travaux publics est également un marché très dynamique. Malgré une offre locale ancienne (Entreprise Nationale des Matériels de travaux publics, SNVI) et protégée par des droits de douanes élevés, le recours à l’importation est massif. Le principal fournisseur d’équipements et matériels de BTP est la France (27.6 M€) suivies de l’Allemagne et des Etats-Unis, avec respectivement 20,7 et 20,5 M€.

vendredi 3 novembre 2006, par Webmaster

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