Le Ministère des transports (MOT) a lancé un plan national directeur d’infrastructures de transport interurbains et suburbains, soucieux de l’environnement et des exigences sécuritaires renforcées. Du côté du fret, la priorité est donnée aux transports multimodaux.
Les projets d’infrastructures aéroportuaires prévoient la construction d’un nouveau terminal dédié aux vols d’affaires et privés à l’aéroport international Ben Gourion. L’opérateur du terminal serait franchisé et n’aurait aucun lien avec les prestataires de service au sol de l’aéroport de Ben Gourion, et verserait une redevance à IAA (Israël Airports Authority). Le budget alloué par IAA à la réalisation du terminal s’élève à 4,3 millions NIS. Sont également prévues, la transformation de l’aéroport de Haïfa en aéroport international ( le coût des travaux est de 2 millions NIS) et la construction du nouvel aéroport de Timna près d’Eilat. L’appel d’offres (BOT) devrait être publié au deuxième semestre 2006 pour une mise en service en 2010.
Pour le transport ferroviaire, un plan quinquennal « Railways 2000 », lancé en 2002, a pour objectif de faciliter le flux et la mobilité des personnes à travers le pays. L’objectif pour 2010 est d’atteindre les 40 millions de passagers et 15 millions de tonnes de marchandises. Le projet Suburban Railway doit améliorer et moderniser le réseau existant et construire de nouvelles lignes qui seront connectées au réseau avec pour objectif d’atteindre 1230 km de rails en 2010. Le pays a également des besoins importants en matériel roulant et en électrification des voies (1/4 environ des investissements).
Par ailleurs, 3 projets « The way forward » seraient à l’étude par l’Union européenne, suite à la conférence Euromed de décembre 2005, qui pourraient inclure les ports de Haïfa et Ashdod.
1er projet : réseau multimodal entre le Moyen Orient et l’Europe à partir du port de Haïfa ; construction d’une double ligne liant Haïfa à Irbid (Jordanie) et passant par l’Autorité palestinienne : « Jenin extension ».
2ème projet : réseau multimodal entre le Moyen Orient et l’Europe à partir du port d’Ashdod ; une voie ferrée est envisagée entre Ashdod et Gaza et elle serait rattachée au Israeli Railway System.
3ème projet : étude de faisabilité pour un projet reliant Gaza à la Cisjordanie. Ce projet pourrait être financé par l’UE dans le cadre du Bureau de transports commun à Israël et à l’Autorité palestinienne ouvert en décembre 2005 et financé par l’Union européenne à hauteur de 2 millions EUR.
Dans le secteur routier, Israël National Roads Company a été doté d’un budget de 19 milliards qui va être consacré sur les cinq prochaines années au développement de nouvelles routes, la décongestion des routes existantes et l’amélioration de la sécurité routière. Pour la construction de routes, l’Etat fournit généralement le terrain à des consortia privés (entreprises locales et étrangères) en BOT.
La réforme portuaire de 2004 a permis aux trois principaux ports israéliens Haïfa, Ashdod et Eilat, bien que sous tutelle du ministère des transports, de bénéficier d’une gestion autonome au travers de Israël Ports Development & Assets Company (IPC).
Le commerce maritime mondial croit de 15% par an, tandis que l’évolution du commerce maritime israélien n’est que de 7%. Le trafic marchandises de l’ensemble des ports israéliens a atteint 37,5 millions de tonnes de marchandises en 2005, le port de Haïfa représentant 70 % du trafic portuaire israélien et draine 68 % du trafic conteneurs israélien avec 31 millions de tonnes. L’objectif du gouvernement est d’atteindre 65 millions de tonnes d’ici 2010, grâce aux investissements de modernisation effectués, notamment à Haïfa et Ashdod. L’objectif est de faire figurer en bonne place en Méditerranée les deux plus importants ports israéliens grâce à une politique d’émulation basée sur la rentabilité. Le coût de ces travaux est estimé à 2,1 milliards USD d’ici 10 ans.
Le Terminal Eitan (Port du Jubilé) à Ashdod a été officiellement inauguré le 2 Août 2005, et est destiné à augmenter la capacité des cargos en eaux profondes et à améliorer le transfert des marchandises. Le coût des travaux est estimé à 638,32 millions USD. 14,5 millions de tonnes de marchandises ont transité par le port du Jubilé (potasse et la totalité des produits agricoles d’Israël…) en 2004. Il est par ailleurs prévu d’équiper le port de Haïfa d’une voie ferrée le reliant à l’arrière pays et aux pays limitrophes, souvent destinataires du trafic commercial qui entre par le port. Une extension est prévue dans les Territoires palestiniens. Il est en outre prévu le développement d’un système de transport multimodal à Carmel à Haïfa. 3 milliards NIS devraient être investis dans le développement du port de Haïfa dans les cinq prochaines années, destinés notamment à la construction de la première partie du port du Carmel et à l’extension des quais. Les travaux ont débuté en août 2005 et devraient se poursuivre jusqu’en 2008 Au-delà de ces 2 grands projets, IPC prévoit d’injecter 1,06 millions USD dans une vingtaine d’autres projets principalement pour le développement des infrastructures déjà existantes, notamment l’extension vers le nord du port d’Eilat.
A noter qu’il n’y a pas de production locale de matériels de travaux publics. Grand nombre d’importateurs vendent directement le matériel aux entreprises de BTP. Les dépenses en machines et équipements pour l’industrie de la construction ont atteint 40 millions d’euros en 2002 (tracteurs, grues, treuils, échafaudages, bétonneuses, bulldozers, excavateurs, ascenseurs, escalators, remorques, etc.).
mercredi 22 novembre 2006, par Webmaster
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