Les secteurs du pétrole et du gaz représentent 8% du PIB et 40% des exportations égyptiennes. Des découvertes régulières continuent d’alimenter les réserves en gaz naturel de l’Égypte ; c’est donc un secteur en pleine croissance. La production a augmenté de 75% sur les cinq dernières années et atteignait 3,3 milliards de pieds cubes par jour à la fin de l’année 2003-04, alors que les réserves prouvées s’élevaient à 62 000 milliards de pieds cubes et ont été multipliées par trois en dix ans. Deux usines de production de GNL (gaz naturel liquéfié) ont été créées afin de permettre l’exportation du gaz naturel égyptien. En revanche, la production de pétrole est en baisse. De plus de 920.000 barils/jour en 1995, elle est passée à moins de 620.000 barils/jour en 2004. Les réserves prouvées en pétrole sont stables depuis 2001 en raison de nouvelles découvertes, à un peu moins de 3 milliards de barils.
Ce secteur est placé sous la tutelle du Ministère du pétrole et plusieurs institutions publiques : l’Egyptian General Petroleum Corporation (EGPC) chargée de la gestion de l’industrie pétrolière, de l’exploration à la commercialisation des produits finis ; l’Egyptian Natural Gas Holding Company (EGAS), chargée du secteur du gaz ; l’Egyptian Petrochemicals Holding Company (ECHEM) chargée de l’industrie pétrochimique et Ganoub El Wadi Petroleum Holding Company, qui a pour mission la promotion et la gestion des procédures d’appel d’offres sur les concessions du Sud du pays. Près de 50 multinationales sont en activité en Egypte et investissent plus de 2 milliards USD/an (dont Apache, British Gas, BP-Amoco, Deminex, TotalFina-Elf, ENI-Agip, Exxon-Mobil, Marathon, Norsk Hydro, Novus, Repsol, Royal Dutch Shell, Samsung, Texaco …). Des appels d’offre ont été lancés début 2006 pour la concession de 20 nouveaux blocs d’exploration de gaz et de pétrole.
Le premier tronçon du gazoduc arabe a été inauguré en juillet 2003 ; il transporte le gaz naturel égyptien à travers les 245 kilomètres de la péninsule du Sinaï puis parcourt 15 kilomètres sous la mer jusqu’au port d’Aqaba (Jordanie) en mer Rouge. En janvier 2004, les gouvernements égyptien, jordanien, libanais et syrien ont signé un accord pour la construction d’un deuxième tronçon de 393 kilomètres reliant Aqaba à la centrale électrique de Rihab, à proximité de la frontière entre la Jordanie et la Syrie. Le gazoduc sera ensuite prolongé jusqu’au port syrien de Banias où il sera raccordé au gazoduc syro-libanais en construction et à la centrale électrique de Zahrani au Liban.
L’Egypte dispose de deux artères stratégiques pour le transport des hydrocarbures : l’oléoduc du Sumed et le Canal de Suez.
L’Etat égyptien est l’unique acteur du secteur du raffinage avec 9 raffineries en activité. A la suite du lancement de la production de MIDOR (Middle East Oil Refinery) en 2001, la capacité totale de transformation des raffineries égyptiennes a atteint 727.000 b/j. La construction d’une nouvelle raffinerie dans la région d’Ain Sukhna doit démarrer en 2006 et devrait traiter 130.000 barils par jour. Par ailleurs, l’autorité portuaire de la Mer Rouge a signé un contrat avec des investisseurs privés pour la construction d’une nouvelle raffinerie qui doit permettre la production de 80.000 tonnes d’essence organique.
mercredi 22 novembre 2006, par Webmaster
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