Le processus de transition d’un système économique centralisé à une économie de marché a imposé au Gouvernement algérien, dès le début des années 90, une politique de réformes structurelles qui a rendu possible le rétablissement des équilibres macroéconomiques et la libéralisation de l’économie.
Ces réformes ont permis d’améliorer certaines performances en termes de croissance du produit intérieur brut (PIB) et le développement d’un secteur privé plus dynamique, entraînant par conséquent un plus grand flux entrant d’investissements directs étrangers (IDE). Cependant, ces résultats restent modestes par rapport au potentiel d’investissement du pays. Bien que l’Algérie ait obtenu des résultats positifs dans certains secteurs, tels que les hydrocarbures, les télécommunications et NTIC, la pharmacie, la sidérurgie et la chimie, les réformes introduites au cours des 10 dernières années ont été insuffisantes pour permettre au pays de bénéficier significativement des externalités positives de l’IDE (création d’emplois, transfert de technologie et de savoir-faire, accès aux marchés internationaux, etc.). Le défi que doit relever aujourd’hui l’Algérie consiste à augmenter les flux d’IDE et à en diversifier l’impact dans les secteurs où elle bénéficie de véritables avantages comparatifs.
Le taux de croissance du PIB est passé de 3% par an en 2000-02 à près de 6% en 2003/04. La croissance pour 2005 a été de 5,2%. Les projections pluriannuelles associées à la Loi de finances pour 2005 tablent sur un taux moyen de 7 % par an sur la période 2007-2009. Cette évolution est due essentiellement à l’augmentation de la production des hydrocarbures et est soutenue par des dépenses publiques élevées et par une politique budgétaire expansionniste.
Le PIB per capita a progressé de 1.783 USD en 2002 à 2.080 USD en 2003 ,t 2.620 USD en 2004 et 3.100 USD en 2005 ce qui s’est traduit par une amélioration du niveau de vie des Algériens. Par conséquent, l’épargne des ménages s’est remarquablement accrue permettant d’améliorer les sources de financement de l’investissement. A noter que la parité de pouvoir d’achat est estimée à 6,600 USD en 2004.
La politique monétaire a contribué à faire baisser l’inflation de 4% en 2003 à 3,6% en 2004 et 1,6 % en 2005.
Selon les données officielles, la courbe du chômage s’infléchit régulièrement (23,7 % en 2003, 17 % en 2004 et 13% en 2005).
L’Etat joue un rôle prépondérant dans la gestion de l’économie même si son poids est en train de diminuer. L’Etat reste propriétaire de la plupart des terres agricoles, d’une grande partie du parc immobilier et domine largement l’investissement qui est concentré dans le secteur des hydrocarbures. Tous les secteurs d’activité sont pratiquement ouverts à l’investissement privé, comme les télécommunications, le transport maritime et aérien, l’agriculture, le tourisme et les mines ainsi que le secteur de l’énergie. Près de 400 entités publiques ont été privatisées ou fermées mais il en reste toujours près de 1000 à privatiser. Le gouvernement a annoncé récemment que la quasi-totalité des entreprises publiques, à l’exception de quelques-unes comme la Sonatrach (société pétrolière) et la Sonelgaz (société d’électricité), sont éligibles à la privatisation.
De plus, les réformes économiques et institutionnelles entreprises dans divers secteurs comme la libéralisation des prix et des transactions internationales courantes ainsi que la modernisation de l’infrastructure financière… témoignent de la ferme détermination des autorités à intégrer l’Algérie à l’économie mondiale.
Un programme de dépenses d’équipement a été lancé en 2001 appelé Plan de Soutien à la Relance économique (PSRE) totalisant un budget de 7 milliards de dollars représentant 8,5% du PIB de 2004 et couvrant la période 2001-2004. Ce plan a permis à court terme de soutenir la croissance. Il a été ensuite relayé par un programme plus consistant doté d’un budget de 65 milliards de dollars sur 5 ans (2005-2009) soit 78% du PIB de 2004. Le second PSRE s’articule autour de six grandes priorités : l’amélioration des conditions de vie de la population (25 Mds), le développement des infrastructures (22 Mds), le développement des régions du Sud et des Hauts Plateaux (10 Mds), le soutien au développement économique (4 Mds), le développement et la modernisation du service public (3 Mds) et le développement des nouvelles technologies de communication (près d’1 milliard). L’approche sectorielle de ce programme donne la priorité aux grands projets d’infrastructures dans les transports, les travaux publics et le logement.
La position extérieure de l’Algérie s’est encore renforcée. L’excédent du solde extérieur courant devrait passer de 13 % du PIB en 2003 à 15½ % en 2004. Malgré le remboursement anticipé de la dette, l’excédent global de la balance des paiements devrait encore augmenter en 2004 de 7,6 Mds USD à 9,6 Mds USD. Les réserves totales en devises représentaient en 2005 60 Mds USD, l’équivalent de 30 mois d’importation FOB.
jeudi 23 novembre 2006, par Webmaster
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