Le Liban connaît une croissance volatile (4.9% en 2003, 6.3% en 2004, entre 0 et 1% en 2005) soutenue par une consommation privée supérieure à la production intérieure, alimentée par des transferts massifs de la diaspora.
Le Liban doit trouver le juste milieu entre le maintien de la stabilité économique grevée par une dette exorbitante, dont le profil a fait l’objet d’un réaménagement partiel grâce aux contributions des organisations internationales à l’occasion de la conférence de Paris II, et la poursuite des dépenses de reconstruction notamment du Sud-Liban depuis le retrait israélien en 2000.
Le taux de chômage, estimé à 20%, reste élevé notamment chez les jeunes en quête d’un premier emploi.
Le Liban souffre de la faiblesse structurelle de son secteur productif, l’agriculture et l’industrie ne représentant respectivement que 6,9% et 20,8% du PIB et sa forte dépendance des importations, plus de 80% des produits consommés sont importés. Les exportations libanaises manquent de dynamisme et ne représentent que 10% du PIB. La dépendance de l’économie vis-à -vis des importations provoque un profond déséquilibre de la balance commerciale.
Les ressources minières (fer, charbon, phosphates, sel) sont limitées. La situation géopolitique du Liban, entre Israël et la Syrie et les incertitudes liées à son environnement régional pèsent sur les perspectives économiques du pays et donc sur sa capacité à attirer des investissements directs étrangers.
La dette publique, héritée de la reconstruction du pays après la guerre, atteint un niveau difficilement soutenable (38 milliards USD fin 2005 environ, soit 170% du PIB) dont le profil a fait l’objet d’un réaménagement partiel grâce aux contributions réunies à l’occasion de la conférence de Paris II.
jeudi 23 novembre 2006, par Webmaster
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