Les potentialités économiques du secteur sont significatives et la facture d’importation agricole atteint chaque année l’équivalent de 3 milliards de dollars. Pendant les années d’économie centralisée, l’Algérie avait donné la priorité à son industrie lourde, en négligeant la valeur stratégique de l’agriculture. Un changement de politique s’est produit avec le lancement en juillet 2000 du Programme national de développement agricole (PNDA). Ce programme a pour but de diminuer la facture d’importations et d’assurer en même temps la sécurité alimentaire en diversifiant les productions des exploitations agricoles que ce soit la céréaliculture, l’arboriculture, l’oléiculture, la viticulture, les cultures maraîchères et la filière animale.
La question de la détention de la terre par des opérateurs étrangers constitue cependant un handicap de nature à freiner l’investissement agricole aussi bien qu’industriel mais ce problème doit être traité incessamment.
L’industrie agroalimentaire est l’un des principaux moteurs du retour à la croissance, principalement dans la filière céréales, des produits laitiers, la conserverie, ainsi que les corps gras, les eaux minérales et le raffinage du sucre. Cependant, des insuffisances existent toujours dans les domaines de la transformation, de la conservation, de la valorisation et de la vente, des domaines où une expérience internationale et un transfert technologique sont primordiaux.
Avec 1.250 km de côtes méditerranéennes et 9.5 millions d’hectares, l’Algérie redécouvre l’importance d’un potentiel halieutique longtemps sous-estimé. Depuis 2003, plusieurs protocoles d’accord de pêche, de conservation et d’équipements portuaires ont été signés entre opérateurs économiques algériens et entreprises étrangères. Ainsi, un projet de 8 millions d’euros, qui porte sur la réalisation d’une ferme aquacole d’élevage de loups et de dorades, est piloté par l’Office national de développement pour l’aquaculture avec le soutien de l’Organisation arabe pour l’investissement et le développement agricole (OAIDA). La banque privée algérienne Union Bank a créé une filiale spécialisée, Union Pêche, pour développer la pêche industrielle.
vendredi 3 novembre 2006, par Webmaster
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