Analyse par Pays

Opportunités d’affaires au Maroc

Dernier ajout : 23 novembre 2006.

Le programme de privatisations lancé dès 1993, a fortement soutenu les flux d’IDE en direction du Royaume. De 1993 à 2003, 66 entités ont été transférées au secteur privé, engendrant des recettes de privatisations de 54,7 milliards DH (5,4 milliards d’euros), dont 82,7% ont pour origine des investissements étrangers. Les privatisations ont été mises en oeuvre selon trois modes de cession : appel d’offres (76% des recettes), offre publique de vente à la Bourse de Casablanca (6,5%) et attribution directe (17,4%). En 2003, le flux d’IDE a atteint 23,5 milliards DH grâce notamment à la privatisation de 80% du capital de la Régie des Tabacs, au profit du groupe franco-espagnol Altadis (14 milliards DH) et Renault a finalisé le rachat des 38% détenus par l’Etat du capital de la Société marocaine de constructions automobiles (Somaca), pour un montant de 9 millions d’euros.

En 2004-05, les principales privatisations ont concerné le rachat de 16% du capital de Maroc Telecom par Vivendi Universal (qui détenait déjà 35% du capital) pour 2,15 milliards d’euros, la cession de la Banque Centrale Populaire ; la cession de la totalité des participations de l’Etat dans le capital des quatre sociétés sucrières Surac, Sunbel, Suta et Sucrafor au groupe marocain Cosumar pour un montant total de 1,4 milliards de dirhams ; la cession de la Société marocaine des fertilisants, Fertima, (14,1 millions de dirhams) ; la Société des imprimeries réunies, Sonir, (22 millions de dirhams) ; et la prise de participation, à hauteur de 40%, dans le capital de la Compagnie marocaine de navigation, Comanav). Les processus de privatisation en cours, les concessions de services publics au secteur privé, ainsi que le développement sans précédent du réseau des franchisés, ouvrent de nouvelles perspectives à l’investissement.

Les pouvoirs publics ont programmé la libéralisation d’un certain nombre de secteurs d’activité qui vont offrir de nombreuses opportunités d’investissements dont l’électricité entamée en 2005 et devrait se traduire par la mise en place d’un marché réglementé et d’un marché libre.

Dans le domaine des transports, la transformation de l’Office national des chemins de fer en Société marocaine des chemins de fer doit permettre de libéraliser la gestion des activités ferroviaires par des concessions de gestion des infrastructures ou d’exploitation du transport ferroviaire. En ce qui concerne le transport portuaire et maritime, une réforme prévoit la transformation de l’Office d’exploitation des ports en deux entités : l’Agence nationale des ports, chargée de l’autorité portuaire, et la Société d’exploitation des ports, chargée des missions commerciales, de l’introduction de la concurrence entre ports et au sein d’un même port et de l’instauration de l’unicité de la manutention. Une nouvelle politique de libéralisation du transport aérien a été mise en place. Elle repose sur les objectifs du plan Azur (augmentation prévue du nombre de passagers à 15.6 millions à l’horizon 2010) et vise une libéralisation régulée et volontariste du marché régulier et une libéralisation limitée du marché charter.

Le secteur des télécommunications et des NTIC offre de nombreuses opportunités. D’une part la poursuite de la libéralisation doit permettre l’entrée de nouveaux opérateurs, d’autre part le développement du marché nécessitera davantage d’infrastructures (matériels, logiciels) et de service (développement de logiciel, intégration, conseil, formation). Une étude publiée par McKinsey à la demande du gouvernement, feuille de route de la politique industrielle, recense près de 700 mesures à prendre et met l’accent sur huit secteurs à fort potentiel : textile et habillement, artisanat, agroalimentaire, transformation des produits de pêche, offshoring, équipement automobile, électronique et sous-traitance aéronautique. McKinsey suggère un ensemble de mesures transversales et, plus spécifiquement, de développer les trois derniers secteurs en s’appuyant sur un concept de « maquiladoras méditerrannéennes » bénéficiant d’avantages fiscaux et logistiques. Un succès de cette stratégie permettrait la création de 250 000 emplois directs d’ici 2012 et un impact sur le PIB de +6%.



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