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Programme de revitalisation des zones agricoles

lundi 4 février 2008

Lancement du Programme de Renouveau Rural visant à stimuler le développement des zones rurales à travers une vaste campagne de formation des agriculteurs et le soutien aux projets ruraux innovants.

Selon Magharebia

"Le Programme du Renouveau Rural en Algérie vise à former les responsables et les citoyens à l’utilisation du plein potentiel des régions rurales du pays, où résident environ quarante pour cent de la population. Le gouvernement algérien a récemment approuvé un programme destiné à revitaliser les zones rurales du pays – où vivent plus de treize millions d’Algériens, soit quarante pour cent de la population. Les responsables de l’agriculture recruteront près de vingt mille formateurs avant la fin du mois de juin pour mettre en oeuvre le Programme du Renouveau Rural (PRR), développé par le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural.

Cette nouvelle politique avait reçu l’aval du Président Abdelaziz Bouteflika en octobre 2006. Après le succès d’une expérience pilote qui s’est achevée en 2007, elle sera officiellement généralisée au cours des cinq prochaines années. Le PRR enseignera aux responsables et aux citoyens à utiliser pleinement les ressources des différentes régions du pays – y compris les compétences et initiatives locales, ainsi que les dispositifs financiers existants – pour impulser une dynamique de développement intégré et durable. Ce programme cherche également à améliorer les conditions de vie et de travail des populations rurales, et à veiller à ce qu’elles bénéficient des avantages de la mondialisation. Il vise enfin à améliorer la sécurité alimentaire des ménages.

La pierre angulaire de cette stratégie est le Projet de Proximité de Développement Rural (PPDR). Les projets jugés bénéfiques pour le développement durable pourront bénéficier de l’appui du gouvernement, à condition toutefois qu’ils répondent à un certain nombre de critères. Les initiateurs de ces projets pourront être des personnes ou des groupes, mais les projets devront être économiquement viables, socialement acceptables, et respectueux de l’environnement. Les projets ne sont pas limités à la seule agriculture – ils peuvent aussi être liés au commerce, à l’artisanat, au tourisme, à la pêche, à l’éducation, à la culture, à l’environnement, à l’industrie, ou aux nouvelles technologies.

Vérifier la faisabilité des projets et comprendre leurs procédures et considérations financières n’est toutefois pas chose aisée. Des cellules ont été mises en place au niveau sous-régional et local, pour mutualiser les compétences des experts locaux et les appliquer au processus d’évaluation. C’est à ce niveau qu’interviennent les formateurs. Leur mission consiste à apprendre aux animateurs de ces cellules à faire un diagnostic du territoire pour valoriser les ressources existantes, à choisir les projets qui font preuve de rationalité et d’innovation, à encourager les projets plus culturels, et à créer des liens entre la recherche universitaire et le secteur économique.

Une première session de formation des formateurs s’est ouverte le dimanche 27 janvier. Les participants ont été choisis en fonction de leurs compétences : experts de terrain, universitaires, chercheurs, enseignants et travailleurs agricoles constituent ce premier panel. Le Ministre en charge du Développement Rural Rachid Benaïssa, qui présidait l’ouverture de ce premier séminaire, a souligné la nécessité d’effacer les disparités entre les zones urbaines et rurales et de restaurer l’importance historique de la population locale en Algérie. Réaffirmant sa conviction que "il n’y a pas de territoires sans avenir, il n’y a que des territoires sans projets", M. Benaïssa a expliqué que la réussite de ce programme est conditionnée par l’émergence des compétences locales et la décentralisation du processus de décision.

Le PRR, a-t-il ajouté, permettra une meilleure gouvernance des zones rurales et assurera la stabilité des populations locales et de la nation. Le 13 janvier, le ministre délégué avait expliqué à la presse que le PRR s’appuie sur trois outils essentiels : une banque de projets de proximité, une base de données informatisée sur toutes les communes d’Algérie pour faciliter les décisions, et un système de suivi des projets, accessible aux experts en ligne. Ces outils, a déclaré M. Benaïssa, renforcent la légitimité du programme. "La transparence est le meilleur moyen d’éviter la dilapidation des ressources financières et de lutter contre la corruption." Les chiffres officiels montrent que le gouvernement algérien a affecté dix milliards de dinars à la mise en oeuvre du PRR en 2008. "

Voir en ligne : http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/features/2008/01/31/feature-02

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